Horreur à Liberté 6 : L’histoire de Awa Diop, qui a failli être égorgée par son mari
Pour une banale histoire de visite chez son grand-frère, Mamadou Seydou Diallo a tenté d’égorger son épouse

Horreur à Liberté 6 : L’histoire de Awa Diop, qui a failli être égorgée par son mari

Pour une banale histoire de visite chez son grand-frère, Mamadou Seydou Diallo a tenté d’égorger son épouse
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Parfois il y a des faits qui ne s’expliquent pas. Des atrocités que les animaux ne font que pour nécessité de survie. Et quand c’est un époux qui l’exerce sur son épouse, les choses deviennent inconcevables. C’est une histoire de cette nature qui lie désormais Mamadou Seydou Daillo à son épouse Awa Diop. Cette dernière, qui est dans un état piteux, a été complètement charcutée par son époux. Toujours entre mains des médecins de l’hôpital général de Grand Yoff, Awa Diop a presque été égorgée par l’homme qui lui devait sécurité et protection.

Cette fameuse histoire s’est passée dans la nuit du dimanche vers 23 heures au quartier Liberté 6. Awa Diop, la trentaine, était à deux doigts de perdre la vie au moment que son époux Mamadou Seydou Diallo, issu d’un père Guinéen et d’une mère Sénégalaise, a tenté de l’égorger tout bonnement. Seulement rien ne pouvait laisser présager une telle issue. Mamadou Seydou Diallo vivait en parfaite harmonie avec sa femme et ses beaux-parents, qui l’hébergeaient chez eux. Tout lui a été assuré sans aucune contrepartie. Trouvée sur son lit, la tête rasée, les bras sous bandage, d’autres bandages sur plusieurs parties du corps. Elle n’a pas besoin de gémir pour laisser comprendre qu’elle souffre. Les mots, elle les puise au plus profond de son âme. Cependant, elle a tenu à parler, à se libérer, à vilipender celui qui lui a tout promis : « J’étais sorti le vendredi 22 décembre pour rendre visite à la famille de mon frère et c’est mon mari qui devait m’emmener. Ce qu’il n’a pas fait. Il est allé dire à ma maman qu’il se rendait chez mon frère pour me ramener à la maison. Pendant ce temps, j’étais déjà sur le chemin du retour. En descendant les escaliers, nous nous sommes rencontrés et il m’a donné un coup d’épaule. Je suis tombée. Il n’a même pas pris le temps de voir comment j’allais. Il est descendu et est parti. Il n’est revenu que le lendemain, toujours très fâché contre moi, sans que je sache la raison. La seule raison qui pouvait le mettre en état est ma visite chez mon frère et ça, je ne peux pas le comprendre. Prise de peur, je me suis terré dans la chambre de ma maman. Mais mon époux est venu à deux reprises me demander si j’avais l’intention de passer la nuit là-bas. Je me suis résignée à aller passer la nuit auprès de mon mari, malgré ma peur. Une fois dans notre chambre, je constate qu’il a refermé la porte et a mis la clé dans sa poche. D’un geste brusque, il sort une bouteille du frigo, la brise et en prend un tesson pour se ruer sur moi. Il a tenté de m’égorger, mais heureusement, j’ai serré mes mains autour de mon cou. Il m’a donné des coups de tesson au ventre, il a charcuté mes mains avec le tesson. J’ai crié de toutes mes forces. Il a cru qu’il avait atteint son objectif. Il est ainsi sorti pour dire à ma mère qu’il avait fini de me tuer ». Mais Mamadou Seydou Diallo a pris la peine de se blesser pour faire croire qu’il a aussi été agressé. La famille s’est organisée autour de l’évacuation de leur fille, qui a été admise à Nabil Choucair de Patte d’Oie. La belle-famille avait fini de porter plainte contre Mamadou Seydou Diallo au commissariat de Dieuppeul. Les responsables de Nabil Choucair ont voulu en savoir un peu plus sur les blessures de Mamadou Seydou Diallo avant de le soigner, puisqu’il avait les nerfs sectionnés. Ne pouvant pas donner des arguments convaincants, il se rend à l’hôpital général de Grand-Yoff. Au même moment, Awa Diop se faisait évacuer à l’hôpital général de Grand-Yoff. Le frère de la victime, qui s’était fait accompagner d’un policier, a vite reconnu son beau-frère. Le ressortissant guinéen est mis aux arrêts et surveillé dans une salle d’hospitalisation. Malgré la surveillance, Mamadou Seydou Diallo est parvenu à se tailler en passant par la fenêtre de la salle. »

D’ailleurs, la famille de la victime dénonce et fustige la négligence de la police de Dieuppeul. « Nous dénonçons le comportement des policiers, qui ont pratiquement laissé s’échapper le malfaiteur. Si nous le voyons, nous lui ferons subir le même châtiment qu’il a fait vivre à notre sœur », a laissé entendre le frère de la victime. La famille de Awa Diop ne veut pas que ce crime reste impuni. Elle exhorte les autorités policières à surveiller les frontières, puisqu’elle craint que le malfaiteur tente de retourner chez lui. La famille de la victime ne veut pas pardonner. Elle veut que justice soit rendue. Pendant ce temps, Awa Diop vit les jours les plus sombres de sa vie.

 

(Source L’Observateur)







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