Thierno Alasane Sall, prêt à dire toute la vérité sur le contrat avec Total
L’ancien ministre de l’Energie s’était dit qu’il n’allait jamais parapher ce document

Thierno Alasane Sall, prêt à dire toute la vérité sur le contrat avec Total

L’ancien ministre de l’Energie s’était dit qu’il n’allait jamais parapher ce document
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Convoqué le 2 mai passé pour une cérémonie de signature d’un contrat avec Total, l’ancien ministre de l’Energie s’était dit qu’il n’allait jamais parapher ce document.

« Quand je suis arrivé le matin, la signature devait intervenir avant 9h30 parce que le Président (Macky Sall) devait voyager. Vers 9h20, je suis sorti pour une rencontre privée avec le Président et le Premier ministre (Mahammed Dionne) avant même qu’on se retrouve pour la signature pour vider cette question. A ma sortie, j’ai convoqué la presse pour annoncer mon départ ».

Celui qui a entre temps mis sur place la « République des Valeurs » refuse toutefois de s’épancher sur le fond du problème. A moins qu’on ne mette sur pied une commission d’enquête parlementaire. « Les Sénégalais sont des acteurs. S’ils souhaitent connaître des conditions d’utilisation et de gestion de leurs ressources, ils doivent prendre des décisions nécessaires : faire des pétitions pour que ces commissions puissent avoir leu ou que les acteurs puissent se prononcer », précise-t-il tout en signalant que c’est le Premier ministre Mahammed Dionne qui a finalement signé le contrat.

Et d’éclairer davantage sur ce point : « Le contrat a été signé avant la cérémonie de passation de service qui devait se tenir 9 jours après. A priori, un ministre ne peut même pas accéder aux services ou dans les bureaux, encore moins signer, s’il n’a pas fait la passation de service ».

 

Pour une justice équitable

Pour rappel, c’est le chef du gouvernement, assurant l’intérim après son départ, qui a signé le fameux contrat avec Total.

Sur un autre registre, l’ancien responsable des cadres apéristes a abordé le cas Khalifa Sall, en détention dans le cadre d’un détournement présumé des fonds de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

« La justice ne s’est pas exercée de manière équitable parce que, d’une part, en, tant qu’ordonnateur de dépenses, il ne pouvait pas disposer de l’argent sans des comptables. Khalifa Sall n’a pas bénéficié des mêmes dispositions que les comptables, à savoir la liberté provisoire. Deuxièmement, on a vu cette histoire d’immunité parlementaire qui montre aux Sénégalais qu’il s’agit d’embrigader coûte que coûte un adversaire politique ».

Pour Thierno Alassane Sall, ce n’est pas les murs du tribunal qu’il faut réfectionner, mais la justice du pays qu’il faudrait réformer pour que les citoyens sentent qu’elle s’exerce équitablement.

 

(Source Libération)







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