Transfert de l’Aéroport LSS : Les Chauffeurs de taxis et restauratrices expriment leur colère et déception
« Nous ne sommes pas riches et nous demandons à l’Etat de nous aider. Nous voulons tous poursuivre le travail à Diass »

Transfert de l’Aéroport LSS : Les Chauffeurs de taxis et restauratrices expriment leur colère et déception

« Nous ne sommes pas riches et nous demandons à l’Etat de nous aider. Nous voulons tous poursuivre le travail à Diass »
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Le déplacement de l’aéroport de Yoff à Diass n’a pas fait que des heureux. Après les prestataires, c’est au tour des taximen de réclamer leur embarcation à destination de l’Aibd. En assemblée général avant-hier, le Regroupement des chauffeurs propriétaires de taxis à l’aéroport (Rcpta) ont exprimé leur colère et déception. Ces derniers ne sont pas du même avis que le gouvernement qui ne veut pas de vieilles voitures au nouvel aéroport. « Les autorités ont dit qu’ils ont besoin de 500 taxis neufs et estiment que la majeure partie de nos taxis ne sont pas aptes. Ce qui n’est pas vrai, car tous ces véhicules sont en bon état », a martelé le secrétaire général. Pour aller à Diass, explique-t-il, deux modèles de taxis sont exigés. Et les prix sont fixés entre 9 et 11 millions de francs CFA, hors taxes. Des prix « exorbitants » qui, selon eux, ne répondant pas à ce qu’ils gagnent. « Nous ne sommes pas riches et nous demandons à l’Etat de nous aider. Nous voulons tous poursuivre le travail à Diass », a-t-il conclu. Ils auront sans doute l’occasion de le dire à qui de droit, car il devait avoir une réunion hier avec les autorités compétentes.

Le président du GIE, Ousmane Sarr, lui emboite le pas et affirme qu’ils ont « des véhicules en très bon état, des voitures qui ont fait la visite technique ». Par conséquent, il a du mal à comprendre pourquoi l’Etat veut les écarter au profit d’autres. Ces derniers qui ont travaillé pendant près de 30 ans dans cet aéroport pensent être les mieux placés pour montrer la voie aux nouveaux. Ousmane Sarr de conclure : « Nous avons formé nos fils à travailler en toute sécurité et aucun ne s’est jamais plaint de leurs services. Et c’est à nous d’encadrer les nouveaux venus ».

 

Les restauratrices ne sont pas en reste

Outre les chauffeurs, les restauratrices aussi se sont plaintes. Elles veulent être reconduites à Diass pour y exercer le même travail qu’elles ont toujours fait. Ces dames exigent des autorités des locaux adéquats pour mener à bien leur tâche. « C’est avec ce travail de restauration que nous arrivons à joindre les deux bouts. Nous gérons nos familles et assurons l’éducation de nos enfants avec », gémit Adja Marie Ly, porte-parole. Comme les chauffeurs, elles ne vont pas rester les bras croisés. Elles demandent ainsi le soutien de la Première dame, Marième Faye Sall qui, d’après elles, a toujours été à leurs côtés.

 

(Source EnQuête)







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