Société africaine de raffinage : qui est derrière ces transactions douteuses ?
La session des actions de la Sar à la société Locafrique suscite beaucoup d'interrogations.

Société africaine de raffinage : qui est derrière ces transactions douteuses ?

La session des actions de la Sar à la société Locafrique suscite beaucoup d'interrogations.
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Libération révélait que Locafrique Holding, la société contrôlée par Khadim Ba, a acheté les parts de Saudi Bin Laden Group dans la société africaine de raffinage (Sar).

Comme précisé ailleurs, Locafrique devrait dans le long terme prendre les 51% de la SAR si elle respecte les engagements contractuels de la Saudi Bin Laden Group qui devait injecter des investissements à hauteur de 60 millions d’euros. L’entrée en scène de Khadim Ba, bénie lors d’une réunion du Conseil d’administration en date du 30 juin 2017, arrive dans un moment particulier.

Selon les informations de Libération, les Conseils d’administration du 24 avril et du 30 juin 2017 ont mis en cause des faits assez graves à la SAR. A preuve, la raffinerie qui a fait un chiffre d’affaires de 400 milliards de F Cfa et un résultat opérationnel de 12 milliards s’est retrouvée avec un résultat net de…7 millions de F Cfa.

Une grosse curiosité d’autant que le Conseil d’administration a constaté des irrégularités concernant un fournisseur de brut à qui il a été alloué 5 cargaisons sans le moindre appel d’offres. Une entrave à la transparence qui a causé à la SAR un manque à gagner de 15 millions de dollars. Pire, les commissaires aux comptes ont découvert une grosse nébuleuse concernant le contrat Geo Gaz-Sar pour la fourniture de gaz. « Les membres du Conseil d’administration à savoir Total, Petrosen et l’Etat du Sénégal se sont offusqués de ce scandale », renseigne une source qui précise que les mêmes représentants ont approuvé à l’unanimité la transaction entre la SAR et Locafrique. La première mesure que devrait prendre Locafrique sera d’ailleurs de lancer des appels d’offres tournant pour éviter ces abus.

Dans tous les cas, sa venue devrait mettre fin à une situation scandaleuse qui a toujours caractérisé la gestion de la SAR. Même si le profil de la société, comme nous le précisons, soulève des interrogations. « Khadim Ba a travaillé à la SAR et à la SIR ivoirienne. Il connaît le secteur pour avoir étudié les hydrocarbures à Hec Montréal », jure un proche alors que d’autres sources font remarquer que Locafrique qui est à l’origine une société de crédit bail a bénéficié de faveur mais surtout des « contacts » de Samuel Sarr cité par Dakaractu.com dans la transaction. Ce que confirment des sources autorisées qui renseignent que l’ancien ministre de l’Energie sous Wade a conseillé Saudi Bin Ladin qui doit lui payer un million d’euros. De plus, il détient un mandat de Locafrique qui devrait aussi verser un ticket de 500.000 euros aux travailleurs de la SAR comme l’avait fait Saudi Bin Laden à son arrivée dans le capital.

Les mêmes interlocuteurs ajoutent que Locafrique Holding compte travailler avec une de ses filiales, Dermond, une société spécialisée dans le trading en Asie et qui est dirigée par Khady Ba, sœur de Khadim. Une menace pour tous les « barons » qui s’agitent depuis quelques jours. (A suivre).

 

 

(Source Libération)







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