Saisie : les dettes de Jaber qui risquent de compromettre l'avenir de la Sonacos
L'homme d'affaires a laissé à la Suneor un passif objet de litige entre la Bank of Africa et la Sonacos rachetée par l'Etat

Saisie : les dettes de Jaber qui risquent de compromettre l

L'industriel franco-sénégalais Abbas Jaber
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L’envol de la Sonacos risque de prendre du plomb dan les ailes. Et pour cause, sur décision de justice, ses immeubles comprenant locaux industriels, bâtiments administratifs, dépôts et entrepôts industriels, situés tous à Bel-Air dans le domaine industriel de la Sonacos près du Port et couvrant une superficie de 23 hectares dont la valeur est estimé à 12 milliards alors que els experts de la Bank of Africa (BOA) la sous-estiment à 3 milliards, vont être vendus. Une décision qui enrage la Sonacos qui, indique-t-on, ne comprend pas que « malgré les efforts et les discussions engagées depuis octobre 2016 avec la BOA, celle-ci entame l’exécution forcée pour recouvrer son reliquat ». Pour la petite histoire, quand l’Etat rachetait les actions du groupe Advens, sur une dette de 5 milliards, la Sunéor restait devoir à la BOA 3 milliards 800 millions Fcfa. Un acompte de 1 milliard 250 millions Fcfa a été payé en juillet et octobre 2016, puis 450 millions ont été versés en 2017. La boîte drivée par Pape Dieng reste donc devoir 2 milliards 100 millions à la BOA. De 2012 à maintenant, les intérêts de cette dette se situent à 1,4 milliard.

Contrairement aux autres banques, la BOA refuse de négocier avec Afreximbank qui a accepté d’accorder 100 millions de dollars soit 60 milliards Fcfa à la Sonacos pour lui permettre de racheter toutes les dettes de la société dirigée par Pape Dieng. Et pourtant, d’après des sources officielles, la Sonacos a fait des efforts pour payer ses dettes depuis l’avènement de Pape Dieng. Autre curiosité, alors que la BOA est celle à qui la Sonacos doit le moins, elle veut faire main basse sur les immeubles de la Sonacos dont le coût est estimé à 12 milliards Fcfa et que els experts de la banque évaluent à seulement 3 milliards. Les 60 milliards permettront à la société oléagineuse de payer 23 milliards à la Banque Atlantique, 9 milliards à Ecobank, etc. et de poursuivre le redressement spectaculaire de la boîte très mal en point quand Pape Dieng en prenait les rênes en fin 2015. De 7.000 tonnes en 2016, elle est passée à une collecte de 100.000 tonnes d’arachides en 2017. C’est dire qu’elle est en train de prendre son envol. En atteste la dernière campagne de commercialisation qui s’est bien déroulée et durant laquelle les récriminations ont été minimes. Irritée par cette décision du tribunal, la Sonacos a saisi les plus hautes autorités de l’Etat pour leur demander d’arrêter la BOA dont l’Etat est un des gros clients par ses dépôts à terme. Jusque-là, comme si la BOA est obsédée par le foncier, elle reste sourde aux appels de la Sonacos et aux efforts de l’Etat de redresser cette boîte que le Président Macky Sall a sauvé d’une faillite sous Adevens de Abass Jaber. En définitive, si cette décision de justice est exécutée, elle va dangereusement mettre en péril l’avenir de la Sonacos qui ne cherche que 50% du marché soit 80 milliards Fcfa pour reprendre toutes ses activités, comme du temps de sa splendeur.

 

 

(Source L’AS)







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