Des entreprises du secteur des ressources naturelles menacées de disparition
Des entreprises du secteur des ressources naturelles menacées de disparition

Des entreprises du secteur des ressources naturelles menacées de disparition

Des entreprises du secteur des ressources naturelles menacées de disparition
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A travers un webinaire organisé hier par l’Ong Oxfam, des panélistes ont débattu pendant plus de deux tours d’horloge sur les impacts de la pandémie de Covid-19 sur la gestion des ressources naturelles au Sénégal. Il ressort de leurs analyses que les activités minières, pétrolières et gazières sont rudement éprouvées à cause des mesures de restrictions prises dans le but de freiner la propagation du Coronavirus. Par ailleurs, ils prédisent que des entreprises vont disparaître.

Même s’ils jugent prématuré de mesurer l’impact du Coronavirus sur les activités des industries extractives, les panélistes sont pessimistes. Ils estiment en effet que faute de moyens financiers, des entreprises du secteur des ressources naturelles sont en train d’être exterminées par le Coronavirus. Selon le directeur de la communication et relations publiques de la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen), Ibrahima Bachir Dramé, l’impact de la Covid-19 peut être caractérisé en trois cas de figure. Dans le premier cas de figure, indique le sieur Dramé, certaines entreprises ne survivront pas à la crise faute de moyens financiers conséquents pour redémarrer les activités. Car, poursuit-il, des entreprises ne suivent plus et sont obligées de fermer comme ce qui se passe en Afrique du Sud, au Ghana, et dans d’autres pays où des mines ont tous été fermées définitivement en attendant d’y voir plus clair. Le deuxième cas de figure concerne des entreprises qui seront dans l’obligation de nouer des partenariats de fusions, de rachats ou de cessions des activités parce qu’elles n’ont pas d’orientation stratégique dans le long terme. Ce qui signifie, explique-t-il, que toutes les entreprises, qui ne s’étaient pas inscrites dans des hypothèses et des simulations d’activités stratégiques avant l’apparition de la pandémie du Coronavirus, vont se retrouver dans l’obligation, à défaut de faire disparaître l’activité, de fusionner ou de se faire racheter par des entreprises qui profitent de la situation pour s’agrandir.

Enfin pour le troisième cas de figure, renseigne monsieur Dramé, les entreprises seront repositionnées avec une vision de long terme en ayant profité de toutes les opportunités du moment. Au niveau des activités minières, explique Aminata Ndao Seck, juriste de formation et agent de l’Etat, l’impact de la pandémie pourrait se mesurer par rapport au déroulement des activités. «Parce que les titulaires de titres miniers de recherches ou d’exploitations, pour l’instant, peuvent rencontrer des difficultés venant des mesures qui ont été prises pour contrecarrer la pandémie», souligne-t-elle.

A cet effet, elle estime que le premier impact est lié à la réduction de la mobilité des travailleurs sur les sites miniers. «Ce qui contribue au ralentissement des activités». Donc pour Mme Ndao, les restrictions ont causé un énorme ralentissement dans le déroulement des activités. Et d’ajouter dans la même veine que des sociétés devaient démarrer leurs activités, mais elles ne pourront pas le faire, parce que leurs travailleurs ne sont pas sur place. «Cela va entraîner des retards dans l’exécution de certains travaux.

Par ailleurs, il y a des obligations légales et conventionnelles auxquelles les sociétés minières sont tenues et des délais leur sont accordés pour entériner ou exécuter certains travaux», indique Aminata Seck Ndao qui précise à ce propos que la convention minière ne régit que celles qui sont en phase de recherche mais également d’exploration à grande échelle. Sous ce rapport, elle renseigne également que la pandémie peut causer une rupture ou une renégociation de certains contrats. Pour ce qui est des autorisations de carrières, dit-elle, la problématique qui pourrait se poser c’est qu’elles soient limitées dans le temps. «Si par exemple, un titulaire d’autorisation ou de carrières temporaire reste six à sept mois sans travailler, les délais continuent à courir. Donc, cela pourrait déboucher sur une suspension temporaire de cette autorisation», souligne Aminata Seck Ndao.

Concernant les impacts sur le déroulement des activités d’exploitation minière artisanale, elle minimise. «Ce ne sont pas des projets miniers au véritable sens du mot», informe-telle. Par ailleurs, elle considère que d’autres impacts pourraient se mesurer par rapport à la productivité et au rendement des sociétés minières. Et si la situation perdure, cela risque d’entraîner une baisse de la production.

 

 







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