RETARD SUR L’OUVERTURE DU CAMPUS SOCIAL : LES ETUDIANTS FIXENT UN ULTIMATUM DE 48 HEURES
Les étudiants se disent confrontés à un problème d’hébergement et de restauration

RETARD SUR L’OUVERTURE DU CAMPUS SOCIAL : LES ETUDIANTS FIXENT UN ULTIMATUM DE 48 HEURES

Les étudiants se disent confrontés à un problème d’hébergement et de restauration
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Les étudiants de la faculté des Lettres et sciences humaines ont manifesté, hier, leur mécontentement contre le retard sur l’ouverture du campus. « Au moment de fermer, les autorités, à savoir le chef des services administratifs, nous avaient promis que le 2 novembre, le campus ouvrira ses portes. Jusqu’à hier, l’ouverture n’est pas encore faite », regrette le président de la commission sociale. D’après Fallou Diop, les autorités leur ont dit, vendredi dernier, qu’elles ne sont pas en mesure de donner la date exacte de l’ouverture du campus. Ce qui a eu comme conséquence de soulever l’ire des pensionnaires du campus. « Les activités ont repris depuis le 8 octobre. Nous devrions démarrer nos inscriptions depuis le lundi 5 novembre à la faculté des Lettres. Nous avons jugé nécessaire de bloquer les inscriptions, car nous ne pouvons travailler dans ces conditions », relève-t-il.

Selon lui, seuls cinq pavillons destinés aux délégués et non aux étudiants sont ouverts au sein du campus social. Seul le restaurant de l’Ecole supérieur polytechnique (Esp) fonctionne pour le moment. Les étudiants se disent confrontés à un problème d’hébergement et de restauration. Ils sont plus de 7 000 étudiants. « Le chef des services administratifs nous a dit que la situation dépasse le Centre des œuvres universitaires de Dakar. Parait-il que l’Etat doit de l’argent aux repreneurs », signale le président Fallou Diop.

Cependant, ils donnent ultimatum de 48 heures, pour que tout rentre dans l’ordre. En guise de réponse, le chef du Département de la gestion des cités universitaires et de la vie estudiantine, Khalifa Babacar Diagne, reconnaît que l’ouverture du campus était prévue au début du mois de novembre. Il avoue que les autorités avaient pris cet engagement. De ce fait, la revendication est légitime, à ses yeux. Néanmoins, on se dit incapable d’ouvrir le campus social. « Le Coud bénéficie de la subvention de l’Etat et celle-ci constitue nos moyens d’intervention. A l’heure où nous parlons, les conditions ne sont pas réunies pour que l’on puisse ouvrir les cités universitaires, notamment la grande cité », signale-t-il. Les œuvres sociales, précise-t-il, sont un package qui englobe la restauration, un volet « incontournable ».

 

« Nous devons des arriérés aux repreneurs »

« Nous devons aux repreneurs des arriérés. Ces derniers refusent d’ouvrir leurs restaurants et nous ne pouvons pas prendre la responsabilité d’ouvrir un si grand campus sans assurer la restauration. Nous attendons le concours de l’Etat pour ouvrir », souligne-t-il. A son avis, pour un service aussi essentiel et sensible, il faut d’abord réunir les conditions pour le rendre pérenne et non prendre en compte une partie et laisser d’autres ». Il vaut mieux ne pas ouvrir, quand les conditions ne sont pas réunies, que d’ouvrir et d’aller vers des difficultés, voire des crises. Rien que la restauration des étudiants à l’Ucad coûte pas moins de 80 millions de francs CFA par jour, sachant qu’au départ, ils bénéficient d’une subvention qui tournent autour de 15 milliards de francs CFA ». Vu la lourdeur des charges et la difficulté de maîtriser un effectif de 100 000 étudiants, le Coud refuse de penser de façon partielle ; il veut voir global.

 

(Source EnQuête)







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