MACKY SALL LORS DE L’AUDIENCE ACCORDEE A L’APR/MATAM
« 2019, c’est mon combat »

MACKY SALL LORS DE L’AUDIENCE ACCORDEE A L’APR/MATAM

« 2019, c’est mon combat »
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Il y a le président Macky Sall, calme, le geste pondéré, vsiage impassible. Capable de grosses colères comme d’inattendues saillies humoristiques. Il y a l’homme Macky Sall, un peu comme Amoukoullel, l’enfant peul né en pays sérère, à cheval sur deux cultures, aussi sensible aux louanges que généreux ses hagiographes. Allez demander au Gawlo Samba Lélo Seck de Nguidjilone, le village de sa mère, à qui il a offert, samedi, un véhicule zéro kilomètre après un phénoménal branchage de son arbre généalogique. Un récit émouvant qui a fait frissonner le Président Sall et arraché des larmes à son « soldat », Farba Ngom. Il y a ensuite M     acky Sall, la bête politique, doté de la patience du chasseur, capable de s’asseoir 5 heures d’affilée, à voir défiler 30 orateurs et à les écouter, dans une salle des Banquets noire de militants et pire qu’un sauna, malgré la dizaine de split-armoire qui marchent à plein régime. Et à la fin du marathon oratoire, répondre à toutes interpellations, avec le sourire des jours heureux, sous le souffle forts des ventilos emmenés en renforts.

 

« C’est Dakar qu’il faut renforcer »

C’est ce Macky Sall-là, fier de ses troupes du Nord, qui a reçu en audience tous les responsables « apéristes » du département de Matam, sous la férule du maire des Agnam, le nouveau boss de l’Apr dans « le Guénar et le Bossea ». Heureux de l’unité dont font montre ses hommes, le chef de l’Etat n’a pas eu de gêne à leur faire part de toute sa satisfaction, à leur dérouler le tapis rouge. « Si ma réélection ne dépendait que du département de Matam, je n’aurai même pas à battre campagne. Vous êtes un exemple dans le parti et je sais que, avec votre unité, vous pouvez gagner vos communes à 100%. Ce sont des zones comme Dakar qu’il faudra renforcer », a expliqué le chef de l’Etat dans un Poular presque parfait. Suffisant pour mettre la salle en convulsion et faire lever la foule d’irréductibles, scandant des « Macky !!! Avec Macky jusqu’à la mort !!! » Et le Président de poursuivre, plein d’assurance : « Des départements comme Matam et Fatick ne posent aucun problème. Je suis sûr qu’à Fatick aussi, on peut gagner à 90% ou plus ». « Ko Gonga (c’est vrai) », crie un militant.

 

« L’opposition ne sait pas à qui elle à affaire »

Avec à sa droite le député-maire Farba Ngom et le ministre-conseiller Amadou Sally Sall, à sa gauche et le maire de Bokidiawé, Kalidou Wagué, le chef de l’Etat n’a pas manqué d’entretenir ses militants de sa position face aux déclarations de l’opposition. Pour se faire mieux entendre, Macky Sall a usé d’un vieux proverbe Poular. Une formule métaphorique pour mettre en garde ses adversaires. « Yii ma, yawoma, anda ko ngonda… Ngathioubé tan (ils ne savent pas à qui ils ont affaire », a lâché le chef de l’Etat. Et Macky Sall, dans son costume sombre, cravate bleue sur une chemise blanche, de poursuivre à l’endroit des militants : « Je sais comment gérer ce pays ». Et comme pour taire définitivement les tendances et autres querelles de leadership dans l’Apr, gage d’une probable victoire des le 1er tour au soir du 24 février 2019, le Président a administré une petite piqure de rappel à ses affidés, histoire de conforter les scores. « 2019, c’est mon combat. Les élections à venir ne sont ni des élections législatives ni des élections locales ».

 

« Mention spéciale »

Epluchant les nombreuses doléances soumises par les différents responsables qui se sont succédé au micro, le chef de l’Etat a été on ne peut plus clair. Sans faire des promesses fantaisistes, le Président de la République a pris acte, avant de rappeler les différents projets et réalisations dans le département de Matam. Après avoir instruit le directeur de l’Aser de gérer l’électrification de certains villages, il a promis, entre autres, au maire de Matam, Mamadou Mory Diaw de s’occuper du problème d’assainissement de la ville.

Arrivé à 16 heures passées, en compagnie de son chef de cabinet adjoint, Pape Samba Diop, du ministre en charge de la Communication de la Présidence de la République, Hamidou Kassé, du ministre conseiller Mor Ngom et du député-maire Faraba Ngom, à qui, il a décerné une « mention spéciale », le Président de la République a quitté la salle des Banquets à 21 heures passées. Laissant derrière lui des militants et des responsables de l’Apr/Fouta plus que jamais prêts pour la bataille de 2019.

 

(Source L’Observateur)







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