PROCES EN APPEL DE LA CAISSE D’AVANCE
L’affaire Khalifa Sall et Cie renvoyée au 9 juillet

PROCES EN APPEL DE LA CAISSE D’AVANCE

L’affaire Khalifa Sall et Cie renvoyée au 9 juillet
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Les militants et sympathisants ont entendu en grande pompe l’arrivée de leur leader Khalifa Sall qui est entré dans la salle tout de blanc vêtu. Le procès en appel sur l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar qui devait se tenir hier a connu un renvoi. Une demande formulée par la défense.

En effet, le coordonnateur du pool d’avocats, Me François Sarr a estimé qu’il existe parmi les avocats qui se sont constitués pour sa défense qui n’ont pas reçu de notification. Aussi il leur faut du temps pour une régularisation du dossier.

Khalifa Sall devait être jugé en appel en même temps Mbaye Touré, Yaya Bodian, Ibrahima Yatma Diao, Mamadou Omar Bocoum, Fatou Traoré et Amady Mactar Diop.

Me Amadou Aly Kane dan son argumentaire fait allusion à un procès équitable qui doit obéir à une certaines norme compte tenu des conventions ratifié par notre pays et qui voudraient que la personne poursuivie dispose du temps nécessaire pour la préparation du dossier.

Pour Me Seydou Diagne, les Sénégalais qui sont en attente de jugement sont nombreux. Alors, vouloir juger Khalifa Sall en appel dans la précipitation est un empressement qui ne dit pas son nom.

« L’affaire Khalifa Sall n’a pas fait six mois alors qu’il y en a qui font la grève de faim pour se tenir devant la barre. Et d’autres qui ont fait entre 5 et 6 ans. Le calendrier de l’Etat est clair, bien défini, net et précis avec comme objet : éliminer le maximum de candidats à l’élection présidentielle en utilisant la justice sénégalaise. Au-delà des élections, notre nom est trainé dans la boue, notre dignité et notre image touchées. Nous sommes victimes, à travers ce procès, de calomnies, d’insultes parce que vilipender à tort et à travers. C’est pourquoi, quand les avocats de l’Etat parle de dilatoire, cela ne peut que nous surprendre », a-t-il-dit.

Moussa Félix Sow, avocat de l’Etat du Sénégal, estime à son tour que la Cour est souveraine. Et que cela lui procure la possibilité de renvoyer la chose à la demande des parties. « Seulement, le parquet général est prêt et nous autres représentants de l’Etat, le sommes aussi. Ils ont estime qu’ils ne sont pas prêts et la Cour a dit : « On va renvoyer pour vous permettre d’être prêts ». Mais ce qui sous-tend tout cela, à mon avis, c’est le fait de vouloir prolonger les débats de telle sorte que, peut-être, la Cour ne puisse pas le juger avant qu’il ne puisse déclarer sa candidature aux présidentielles. C’est ça l’astuce qui est recherchée. Vous verrez au cours du procès énormément d’exceptions qui seront soulevées pour, en tout cas, davantage retarder le procès. Mais j’estime que quand on accuse quelqu’un d’infraction, la moindre des choses, c’est de veiller à ce que cette personnes soit lavée de toute accusation. Et donc d’accepter que ce procès ait lieu. En tout cas, nous, en tant que partie civile, nous sommes prêts à défendre les intérêts de l’Etat du Sénégal », note la robe la noire.

La demande formulée par la défense a été accordée par le juge qui renvoie le procès en appel de Khalifa Sall et Cie pour le 09 juillet. Un délai d’un mois qui permettra sans doute à la défense de préparer le dossier.

 

(Source Libération)







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