AFFAIRE DU CONTRAT IRREGULIER DE ORYX
La Dic « fouille » la Société africaine de raffinage

AFFAIRE DU CONTRAT IRREGULIER DE ORYX

La Dic « fouille » la Société africaine de raffinage
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Libération est en mesure de révéler que la Division des investigations criminelles (DIC) a ouvert dans la plus grande discrétion une enquête relative à la gestion de la Société africaine de raffinage (SAR).

L’enquête vise particulièrement les conditions dans lesquelles le gré à gré de 400 milliards en faveur de Oryx a été signé. Des sources autorisées précisent que cette enquête a été déclenchée suite à une plainte déposée par Locafrique Holding qui contrôle 34% des parts de la SAR.

Parrallèlement, on apprend que Oryx a été mise en demeure à Londres par les conseils de Locafrique, décidée à faire la lumière sur ce contrat qui avait été signé par l’ancien directeur général de la SAR, Oumar Diop, et dissimulé au Conseil d’administration. D’ailleurs, Oumar Diiop avait été limogé suite à un Conseil d’administration express avant d’être remplacé par Serigne Mboup qui occupait le poste de PCA.

Pour rappel le contrat, endossé par Oumar Diop (Dg Sar), Herve Bouvet (Addax Energy) et Jean-Marc Cordier (Addax Energy) date du 23 août 2017. Plus grave, il est maintenant attesté que lors du conseil d’administration en date du 12 novembre 2017, le contrat avait été « géré » alors que l’ex DG dit qu’il n’en avait pas connaissance.

Mais le summum c’est lorsqu’on découvre que le conseil d’administration, chargé de valider les contrats, n’a jamais « vu » ou préparé la rédaction d’un tel document qui engage la Sar dans des dépenses aussi énormes.

Dans le fond, les spécialistes signalent que le contrat est tout simplement un cadeau financier fait à Addax. Les termes qui lient la Sar à Addax concernant les surestaries, fixés à 60.000 dollars américains par jour et au prorata, ont peu orthodoxes. Pour la bonne et simple raison que le contrat stipule que les surestaries commencent à prendre effet deux jours avant l’avis de disponibilité pour décharge ou « Nor ».

Les différentiel (prémium) est très élevé et les intérêts de retard appliqués à l’ouverture de la lette de crédit à la Sar son inacceptables : « Une lettre de crédit documentaire irrévocable et pleinement exploitable doit être ouverte par l’acheteur (ndlr, la Sar) dans un format acceptable pour le vendeur (ndlr, Addax) et confirmée par une banque internationale de première plan acceptable pour le vendeur, au plus tard deux jours calendaires avant le dépôt de « l’avis de prêt opérer ». A Dakar, le vendeur ne sera pas tenu de transférer le titre des marchandises et/ou de décharger la cargaison entière avant la réception de cette lettre de crédit. L’acheteur sera tenu responsable de tout retard de livraison causé par un retard d’ouverture de cette lettre de crédit (…) Toutes les commissions et tous les frais de la banque émettrice et de la banque confirmatrice sont à la charge du demandeur ».

 

(Source Libération)







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