Rocambolesque affaire de faux
La Dic intercepte un cadre de la Fédération Sénégalaise de Football et un joueur malien

Rocambolesque affaire de faux

La Dic intercepte un cadre de la Fédération Sénégalaise de Football et un joueur malien
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Selon les radars sensibles de Libération, l’adjoint au président de la Commission accueil, hébergement et protocole à la Fédération sénégalaise de football (FSF) a été intercepté il y a de cela quelques jours par la Division des investigations criminelles (DIC). Massamba Diop a été arrêté en même temps que le ressortissant malien Salia Boubou Mangassi, footballeur et Astou Ba, agent municipal. En effet, Salia Boubou Mangassi et Massamba Diop ont été mis à la disposition de la DIC, par la Police des Etrangers et des Titres de Voyage, pour enquête sur une affaire de faux et usage de faux portant sur un document administratif et usurpation d’identité. Salia s’est fait établi une fausse carte d’identité nationale au Sénégal sur la base d’un faux extrait de naissance dans le but de se procurer un passeport ordinaire sénégalais. Quant à Massamba Diop, il a intercédé auprès de l’autorité, au profit du nommé Papa Samba Mbow (en fuite) qui avait accompagné le Malien à la Direction de la Police des Etrangers et des Titres de Voyage, pour lui faciliter l’obtention d’un passeport. Interrogé sur procès-verbal régulier, Massamba Diop a déclaré avoir rencontré de façon fortuite, Papa Samba Mbow qui est une connaissance à lui dans le cercle du football, au bureau des passeports, où il s’était rendu pour assister Mr Mbaye Mbow, président de la Section football de l’US Gorée, pour le renouvellement de son passeport. A l’occasion, Papa Samba Mbow lui a fait savoir son intention de se faire livrer un passeport ordinaire sénégalais pour son neveu, sans autres précisions. Une fois dans les locaux de la Direction de la Police des Etrangers et des Titres de voyage, où il voyait pour la première fois Papa Samba Mbow, il a obtenu l’apposition du visa sur les documents, avant de les remettre aux intéressés qui sont partis les déposer à la biométrie. Massamba Diop a soutenu n’avoir pas vérifié l’authenticité des documents que Samba lui a remis. Invité à ce prononcer s’il avait perçu de l’argent dans le cadre de cette affaire, il a renseigné n’avoir pas encaissé aucun sou car il dit avoir de façon bénévole. Lors de son interrogatoire, Salia Boubou Mangassi a précisé avoir été conduit par Papa Samba Mbow au niveau du bureau des passeports pour les formalités de dépôt. Il a soutenu que le fonctionnaire de police a découvert qu’il n’est pas de nationalité sénégalaise avant de l’interroger sur celui qui lui aurait établi les faux documents. A signaler que dans l’acte de naissance incriminé il est inscrit : Boubou Salia Thiam, né le 30.04.1999 à Dakar, fils de Boubou et Dieynaba Thiam alors que sa vraie identité est Salia Boubou Mangassi, fils de Boubou et Dieynaba Diané, né le 30/05/2000 à Bamako.

Mme Djénaba Mai Mangassi sœur de Salia Boubou Mangassi alias Boubou Salia Thiam a, quant à elle, déclaré que ce dernier ne réside pas à son domicile mais plutôt à celui de la sœur de Papa Samba Mbow sis à Scat Urbam. Elle a ajouté que Salia est venu au Sénégal pour rencontrer des individus qui devraient l’aider à voyager à destination de la France, pour y jouer au football. Lors de son interrogatoire sous le régime de la garde à vue, Astou Ba a reconnu avoir effectivement rédigé l’acte incriminé avant de le soumettre à la signature de l’Officier d’Etat Civil.

Interpellée sur la différence constatée sur la vraie filiation de Salia, elle a déclaré avoir trouvé les références de l’acte incriminé dans le registre 1999. Ibrahima Diouf, archiviste à la Commune de Biscuiterie a indiqué que le registre de l’année 1999 contenant l’acte incriminé numéro 3229 ne figure pas dans leurs archives. Interpellé sur l’authenticité de ce registre, il a renseigné qu’il contient d’énormes manquements. La comparaison faite entre le registre contenant le document incriminé et un registre paraphé par le Tribunal a permis de relever à première vue que le premier registre est incomplet. Cela se justifie par le fait que ce registre manque de numéro de série et, pire encore, les trois volets que doit constituer un acte de naissance n’y figurent pas. Sur la page de ce registre contenant les mentions de l’acte incriminé, il ressort que les écritures sont récentes alors que le registre date de 1999.

 

(Source Libération)







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