Procès de la Caisse d’avance : Vifs échanges entre le maire et le procureur
Les deux hommes ont échangé des propos aigres-doux qui ont failli perturber l’audience

Procès de la Caisse d’avance : Vifs échanges entre le maire et le procureur

Les deux hommes ont échangé des propos aigres-doux qui ont failli perturber l’audience
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C’est un secret de polichinelle. Entre le maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall et le maitre des poursuites, Serigne Bassirou Diagne, ce n’est pas le parfait amour. Les deux hommes se détestent et ils ne s’en cachent pas.

Depuis l’ouverture du procès de la caisse d’avance, ils se lancent mutuellement des piques. Même si, à chaque fois, c’est le procureur de la République qui ouvre les hostilités. Hier encore, ils ont échangé des propos aigres-doux qui ont failli perturber l’audience. L’ordre a été établi par le président du tribunal, Malick Lamotte.

Tout est parti quand le procureur a pris la parole pour lui poser des questions. « Est-ce qu’il existe des fonds politiques à la mairie de Dakar ? » « L’existence des fonds politiques de la mairie est indéniable », rétorque Khalifa Sall, sur un ton calme. « Je les nie », réplique Serigne Bassirou Diagne Gueye. Qui demande qui croire entre Khalifa Sall et les percepteurs qui disent qu’il n’y a pas de fonds politiques mais plutôt une caisse d’avance.

« Pourquoi vous n’avez pas instruit à décharge. Vous ne m’avez pas posé une seule question qui l’a permis de m’expliquer sur les faits pour lesquels je suis attrait devant la barre de ce tribunal », réplique l’édile de la capitale qui était sur la défensive.

 

Bassirou Guèye à Khalifa Sall : « Je n’ai pas de problème parce que je n’ai pas détourné l’argent des populations »

Le maitre des poursuites revient à la charge pour pousser le bouchon de la provocation : « Je pose des questions pour que tout soit clair afin que je puisse rentrer chez moi et dormir tranquille ». « Si vous dites ça, c’est parce que vous avez un problème quelque part », fait constater Khalifa Sall. « Je n’ai pas de problème parce que je n’ai pas détourné des fonds destinés à la population », riposte le procureur. Brouhaha dans la salle d’audience. Les proches du maire rouspètent en sourdine de peur d’être chassés de la salle par le président de céans. Lequel a interdit tout acte de probation et de désapprobation.

Les avocats de la défense n’apprécient pas les propos du procureur de la République qui « violent les règles de la présomption d’innocence des prévenus ». Me Ismaila Kanouté du barreau de Mali est dans ses états. Le juge essaye de le calmer, en vain.

« Je suis choqué. C’est pourquoi, je suis dans cet état. Le procureur n’a pas à dire que Khalifa a détourné parce qu’il n’est pas le juge », souligne la robe noire. Le président Malick Lamotte fait calmer les ardeurs avant de recadrer le maitre des poursuites en lui demandant de respecter les règles. Serigne Bassirou Guèye abdique et retire les propos dirigés à l’encontre du maire. C’était déjà trop tard. Le coup était déjà parti.

 

(Source Libération)







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