Front social en ébullition
Les enseignants et médecins en grève aujourd’hui

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Les enseignants et médecins en grève aujourd’hui
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Un vent de surchauffe continue de souffler sur le front social. Car les enseignants et les blouses blanches observent aujourd’hui un mouvement de grève. Du côté de l’Education, le cadre unitaire réunissant le Saemss, le Cusems, le Sels, le Sels/A, l’Uden et le Snelas/FC a décidé de lancer son plan d’actions. A cet effet, les syndicats d’enseignants annoncent le boycott des compositions, des évaluations harmonisées et des cellules pédagogiques.

A partir d’aujourd’hui, ils vont observer une grève générale jusqu’au 1er février prochain. Le clou de ce plan d’actions, c’est le débrayage prévu le jeudi 8 février en sus d’une grande marche à Thiès. Du côté de la santé, le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) annonce une grève de 72 heures sur l’étendue du territoire à partir d’aujourd’hui.

Après la marche du 23 janvier passé, et les négociations avortées d’hier avec le gouvernement, les syndicalistes ont décidé de croiser les bras. Selon le secrétaire général dudit syndical, Docteur Boy Diop, joint par EnQuête, ils sont sortis totalement déçus de cette rencontre. « On attendait de l’Etat la matérialisation des points d’accord. Mais c’est la déception totale. Ce sont encore des promesses que le gouvernement nous a servis. Sur certains points, on a même connu un recul significatif. C’est pour cette raison qu’on a décidé de poursuivre notre mot d’ordre », a expliqué Dr Boly. Pour le syndicaliste, il n’est plus question de négocier. Le Sames, a-t-il dit, demande des mesures concrètes. « On ne peut plus continuer sur ça. Nous avons attendu pendant 4 ans. Cela suffit largement. On a alerté, avisé ; on a été très responsable, mais le gouvernement faisait dans l’inertie ». « Il y aura également la centralisation des urgences et l’arrête de la délivrance des certificats médicaux à partir du 6 février. Nous tenons le gouvernement pour responsable de la situation délétère qui règne dans le secteur par sa mauvaise volonté et son manque de considération pour les ressources humaines en santé », a déclaré Dr Diop. Avant de poursuivre : « On ne peut pas, de 2014 à maintenant, fonder nos espoirs sur des engagements. Ça fait bientôt quatre ans, c’est-à-dire plus de la moitié de la durée du mandat du Président Sall, mais son gouvernement est toujours dans l’incapacité de faire respecter le protocole signé. Nous nous demandons si la santé est une priorité de l’Etat. C’est inadmissible. Dans un pays qui se respecte, les malades devraient être le grand souci. Mais c’est le contraire ».

 

(Source EnQuête)







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